Séminaire Catégorisation contributive


Séminaire 2015

Depuis cet automne, le séminaire Catégorisation contributive, qui avait été lancé par l’IRI en 2013 dans le cadre d’une expérimentation avec le cours en ligne pharmakon.fr, est intégré au séminaire du réseauDigital Studies (cf. digital-studies.org).

Celui-ci comporte également la série de sessions organisées avec les partenaires de ce réseau (dont la dernière a eu lieu cette année avec Nicolas de Warren et Giuseppe Longo), et le séminaire pharmakon.fr qui reprendra au mois d’avril prochain – qui sera consacré cette année à l’hypothèse d’une néguanthropologie comme perspective au-delà de l’Anthropocène.

Cette année, le séminaire Catégorisation contributive sera consacré à la question d’une herméneutique conçue comme potentialité néguentropique, et en vue de la définition de l’architecture et des caractéristiques fonctionnelle de ce que devrait être un web herméneutique. C’est dans la perspective des prochains Entretiens du nouveau monde industriel qui se tiendront au mois de décembre 2015 au Centre Pompidou que nous avons conçu le séminaire de cette année : ces Entretiens auront pour thème La toile que nous voulons, faisant écho à l’initiative The web we want lancée à l’initiative de Tim Berners Lee. Ils mettront à l’épreuve d’un débat international le concept du web herménetique – en regard du web sémantique.


Séminaire 2013-2014

L’objectif du séminaire mensuel sur la catégorisation contributive était d’apporter un éclairage théorique sur la question de la catégorie en philosophie et sur les conséquences particulièrement réductrices que cela peut avoir dans le champ des ontologies informatiques. L’objectif était aussi pour nous de définir les bases d’une expérimentation concrète de la catégorisation contributive à l’aide d’un protocole adapté au cours en ligne pharmakon.fr. Toutes les séances de ce séminaire ont été publiées sur le site digital studies afin d’alimenter la discussion avec les partenaires du réseau.

Outre la conception et l’application du protocole de catégorisation contributive, le programme du séminaire a consisté à faire l’histoire et la théorie du passage de la rétention à la catégorisation, puis de la catégorisation à la transindividuation. Pour cela, il fallait étudier les théories de la connaissance produites par Platon, Aristote et Kant, et plus particulièrement celle de Husserl. A l’aune du philosophe allemand, nous avons pu étudier les processus d’idéation et d’idéalisation par lesquels sont formées les catégories, ainsi que le processus d’intuition catégoriale, grâce auquel l’individu y accède. Nous avons alors pu produire une exégèse critique de ces idées et établir le rôle de la technique et des rétentions tertiaires dans le double processus d’invention et d’individuation des catégories, que nous avons nommé « catégogenèse ». Les questions qui se tiennent à l’horizon de ces travaux sont celles de la discussion catégoriale et de la certification dans le contexte du numérique, des objets spatio-temporels et de la contribution.